Depuis deux mois, notre société a découvert le confinement. Heureusement, les moyens de communication actuels permettent de garder le lien avec nos proches, et même, de renouer avec d’autres moins proches. Les plus chanceux d’entre-nous ont un jardin, plus ou moins grand, pour prendre l’air, se détendre, profiter du soleil, jardiner…
Certes, nous pouvons sortir pour répondre à nos besoins essentiels : se ravitailler et faire de l’exercice physique. Mais sous conditions strictes.

Pour la sécurité de tous et afin de conserver une chance de prise en charge, nous devons observer notamment la distanciation sociale. Une sorte de méfiance s’est installée vis à vis des individus trop proches, avec ou sans masques dans un espace fermé et même à l’extérieur.
Nous souffrons de ne pouvoir fréquenter ceux qui nous sont chers. Notre vie sociale nous manque. L’isolement est difficile à supporter.

Petit à petit nous reprenons nos activités, nous allons recommencer à nous éloigner de notre domicile pour des raisons économiques et sociales. Pour les loisirs, il faudra attendre encore un peu ; question de sécurité sanitaire. Les risques psycho-sociaux sont pourtant pris en compte.

Nos chiens se sont habitués à nous voir (et avoir) à demeure, de profiter de notre présence, de moments privilégiés avec la famille, de balades régulières, de stimulations diverses…
Pourtant il étaient bien habitués à rester seuls dans le logement, pendant de longues heures, avant. Le changement a été brutal pour tous, au grand dam de certains, au grand bonheur d’autres.

Leurs habitudes et leur rythme ont été complètement perturbés pendant deux mois, à leur grand bonheur pour la plupart… Il va falloir qu’ils se réhabituent à leur vie d’avant Covid… pas simple pour eux.

Les problèmes de comportement et relationnels sont toujours présents, voire se sont accentués dus à cette omniprésence.

Ce n’est plus à démontrer, les chiens sont des animaux sociaux et dotés d’émotions. Accueillir un chien suppose de pourvoir à ses besoins, sous peine de compromettre son bien-être :

1- Les besoins biologiques (la santé : manger, dormir, bouger)
2- Les besoins émotionnels (la sécurité)
3- Les besoins sociaux (liens avec des congénères ou espèces différentes)
4- Les besoins d’éducation (bien interagir avec les autres)
5- Les besoins cognitifs (apprendre, découvrir, faire des choix)
Chaque besoin doit être comblé avant de pouvoir accéder au suivant, c’est indispensable pour son équilibre. Or, le constat est que,fréquemment, tous ces besoins ne sont pas satisfaits.
La capacité des chiens à livrer un amour inconditionnel et non jugeant pouvant leur porter préjudice.

La réglementation stipule que la responsabilité d’un chien incombe à son gardien.

De nos jours, l’homme a trop souvent oublié que le chien est… un chien ! Nous le façonnons à nos envies mais êtes nous vraiment tous dans le respect de ses besoins?

La méconnaissance, les croyances populaires, la catégorisation, le consumérisme, les carences affectives, les peurs, le contrôle permanent, l’isolement,…. ont trop souvent raison du bien-être de nos chiens familiers.
Revenons un instant sur la distanciation sociale, le contrôle des déplacements, l’accès aux activités limité, la privation d’une partie de notre liberté,….. Faites appel à votre empathie d’être social et imaginez ce que peuvent vivre certains chiens dont c’est le quotidien!

Certes, l’Homme et le chien sont bien différents, je ne fais pas d’anthropomorphisme. Cependant je voulais préciser notre point commun d’être sociaux pour mettre en évidence certains dysfonctionnements, certaines incompréhensions, faire le parallèle entre les réalités humaines et canines.

Le comportementaliste prend en compte le chien, mais aussi l’humain, sans jugement.
Il sait interpréter ce qui se joue dans la relation au chien, parce qu’il connaît ses besoins. Il aide les familles en difficulté grâce à un entretien à domicile pour rétablir une cohabitation saine et épanouissante.

Il est important de souligner que certaines mesures restent en vigueur, peu importe la phase de déconfinement dans laquelle nous nous trouvons. Il s’agit :

– De la limitation des contacts entre personnes ;
– Du respect des distances de sécurité ;
– Des bons réflexes en matière d’hygiène, appelés aussi « gestes-barrières ».
Nous remercions Estelle Risbourg pour cet article que nous vous partageons.
L’équipe Canifed
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